Réduire le gaspillage alimentaire, accompagner les équipes opérationnelles et faire évoluer les pratiques : autant de missions qui rythment le quotidien de Morgane Pelletier, cheffe de projets Environnement à Disneyland Paris. Dans ce Cast Behind the Magic, elle revient sur son parcours, les actions menées sur le terrain et les résultats obtenus collectivement pour répondre aux enjeux environnementaux de la destination.
Peux-tu te présenter et décrire ton parcours à Disneyland Paris ?
Je travaille à Disneyland Paris depuis 2019. J’ai commencé par deux années d’alternance dans le cadre d’un master en management international. J’occupais, en binôme, un poste en Recherches et Développement pour la partie Food & Beverage de Disneyland Paris. Mon travail consistait notamment à coordonner la conception des menus pour les restaurants, des testings avec les chefs jusqu’au déploiement des signalétiques.
J’ai toujours eu un intérêt particulier pour les enjeux environnementaux. À l’issue de mon alternance, puis d’une année de CDD, j’ai débuté un poste consacré à ce sujet lié à la restauration.
J’ai d’abord participé au déploiement de la vaisselle réutilisable dans le cadre de l’application de la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire). Ce dispositif a été lancé en février 2023.
J’ai ensuite pris en charge la stratégie de réduction du gaspillage alimentaire, toujours dans le cadre de la loi AGEC. Le gaspillage alimentaire n’est cependant qu’un des nombreux sujets sur lesquels je travaille.

La réglementation impose une réduction de 50 % des déchets alimentaires sur l’ensemble du site de Disneyland Paris d’ici 2030, par rapport à l’état des lieux de 2022. Quelles sont tes missions au quotidien pour atteindre cet objectif ?
Au quotidien, nous travaillons avec une entreprise qui réalise les pesées des déchets dans les restaurants. Ses équipes interviennent environ une semaine par mois dans les établissements que nous avons ciblés. Elles collectent ensuite l’ensemble des données.
Nous organisons alors des réunions avec les équipes des restaurants pour leur présenter les résultats, les chiffres et les photographies prises pendant les pesées. Ces échanges permettent de les encourager à poursuivre leurs efforts, lorsqu’elles sont proches de l’objectif ou l’ont déjà atteint, ou d’identifier des pistes d’amélioration.
Les équipes peuvent partager leurs bonnes pratiques et les solutions trouvées face à leurs difficultés. Ces discussions favorisent le déploiement d’initiatives sur l’ensemble des périmètres.
Par exemple, des solutions ont été proposées dans certains buffets à volonté, comme le service à la demande ou l’utilisation de plus petits contenants en fin de service.
En trois ans, nous avons réduit le gaspillage alimentaire de 17 % pour les restaurants rapides, buffets à volonté et services à table.

Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier ?
Ce que je préfère, c’est vraiment la dimension collaborative avec les équipes opérationnelles. J’aime avoir un pied sur le terrain et conserver une connexion avec ce qui s’y passe.
Le gaspillage alimentaire concerne énormément de personnes et de profils différents. C’est particulièrement intéressant de voir qu’un sujet autrefois perçu comme contraignant est aujourd’hui abordé positivement.
Au-delà des sujets liés au gaspillage, je travaille avec de nombreuses équipes, ce qui me permet de découvrir des activités variées. Par exemple, les nouvelles réglementations m’amènent à travailler davantage avec les équipes Merchandise et à mieux comprendre leur activité. C’est cette diversité qui rend mon travail particulièrement enrichissant.
As-tu une anecdote qui t’a particulièrement marquée dans ta carrière à Disneyland Paris ?
L’année dernière, les chefs exécutifs Recherches et Développement et moi-même avons reçu un trophée via un programme de reconnaissance interne à Disneyland Paris pour le travail mené sur le gaspillage alimentaire. Cette reconnaissance m’a beaucoup marquée.
Il était essentiel pour moi de rappeler qu’il récompensait le travail de toutes les équipes impliquées. C’est surtout grâce à elles que nous avons réussi à réduire le gaspillage alimentaire de 17 %.
Nous espérons faire encore mieux en 2027. Nous disposons déjà de premiers résultats encourageants dans certains restaurants.